[Dossier] La Sega Blast City

Bannière Sega Blast City

Cet été, j'ai mis mon temps à profit pour jouer mais aussi rénover et comprendre comment fonctionnait l'univers plus brut de l'arcade sur la Sega Blast City reçue depuis déjà plusieurs mois.

Avant toute chose, sachez qu'il existe deux normes dans le monde de l'arcade, la plus célèbre étant le JAMMA, une connectique universelle survenue en 1989 afin d'amortir les frais occasionnés par la conception de ces dernières puisque jusqu'à ce jour chacune était indissociable de sa PCB.

L'autre, plus récente, est la norme JVS équipant les dernières générations de bornes d'arcades tels que la Lindbergh ou encore la Vewlix de Taito.

La Blast City issue de la première génération est donc équipée d'une connectique JAMMA par laquelle transite les signaux vidéos, audios.

Sega Blast City Flyer

Il en existe deux modèles :

  • Le modèle OSD à switch de fréquences automatique pourvu d'un écran de très bonne facture.
  • Le modèle à switch de fréquences manuel pourvu d'une plus grosse durée de vie mais d'un écran d'une qualité légèrement inférieur que le modèle OSD

Mis à part ces détails, ces deux modèles sont strictement identiques et émettent toutes deux un son mono voir stéréo pour peu qu'elles soient équipés du modèle d'alimentation adéquate.

Contrairement à ses ancêtres, la Blast City a été étudié pour passer la plupart des portes puisque le Control Panel est démontable , ce qui assure environ 30 cm de moins à faire passer :)

Blast City Control Panel

Le Control Panel abrite toute la connectique des boutons et joysticks ainsi que les potentiomètres permettant de définir la position verticale, horizontale, le contraste et la luminosité.

On y trouve également le bouton de démagnétisation de l'écran, de crédit et celui de mise en service et du Test Mode où vous devrez vous rendre pour configurer les paramètres d'un jeu (difficulté , censure , freeplay , etc...)

 

Une facilité d'accès plutôt bien pensée, surtout quand on sait que ces derniers sont situés sur l'alimentation, dans les Astro City par exemple...

Les boutons permettant de définir la résolution d'affichage sont également présents mais leur accès requiert l'utilisation d'un petit tournevis à l'instar des micro-switchs permettant de basculer d'une fréquence à une autre.

Blast City Doors

Derrière la Service Door (la porte principale) est logée la PCB reliée dans le cas présent au peigne Jamma.

Certaines Blast City sont équipées d'une extension pour la norme JVS, cependant il faudra se munir d'un convertisseur de contrôles, ces derniers transitants uniquement par USB.

 

Mesurer le voltage de l'alimentation est un point à ne pas négliger pour savoir si cette dernière distribue trop ou pas assez de jus à votre PCB.

Les concepteurs de la Blast City l'ont muni d'un coupe-contact relativement contraignant puisqu'il agit dès lors que la service door est ouverte.

Autrement dit, il est impossible de travailler ou jouer sans y avoir remédier à l'aide d'une manipulation bénigne.

Les portières de droite renferment de haut en bas le monnayeur par lequel passe quotidiennement des milliers de yens (pas dans le mien hélas) pour finir leur course dans la Cash Box.

Blast City Sega Astrhay

Il est également bon de noter la présence d'un compteur de crédits, idéal pour définir la popularité d'un jeu sur le long terme.

Pour info le mien s'est arrêté à ce jour à 73951 pièces :mrgreen:

 

Les critères à prendre le plus en considération avant l'achat d'une borne d'arcade sont basés sur l'écran.

Concrêtement il vous faudra vérifier le degré de marquage,  la géométrie, la convergence et éventuellement le niveau sur lequel est resté le potentiomètre définissant la luminosité (une luminosité trop poussée indiquerait une potentielle usure du tube...)

Malheureusement les Blast City ont tendance à présenter dans 90 % du temps des défauts le plus souvent mineurs de convergence et de géométrie.

La plupart des bornes d'arcade sont équipés d'un moniteur pouvant être basculé en TATE (vertical) ou en YOKO (horizontal).

 

Si la tâche s'avère aisée pour des bornes munies d'un système de rotation tels que l'excellente Egret II de Taito, il va falloir s'armer d'un peu d'huile de coude pour la plupart d'entre elles.

C'est le cas de la Blast City dont le moniteur devra au préalable être délogé pour le replacer dans sens le désiré.

Sega tire une fois de plus son épingle du jeu en conférant à celle-ci un moyen de déclipser le bezel (cadre noir autour de l'écran) à l'aide de languettes situés de part et d'autres du control panel.

Je vous conseille vivement d'entreprendre cette manipulation à deux car l'écran pèse pas moins de 40 kg.

 

Blast City Street Fighter 3

Dompter ma première borne d'arcade (et probablement pas la dernière) a été pour moi une expérience très enrichissante.

Les concepteurs de la Sega Blast City ont donné naissance à une machine de rêve à l'esthétique futuriste.

Son look cybernétique, son chassis et le confort de jeu malgré quelques petits défauts ci et là, font d'elle une valeure sûre à laquelle il sera difficile de résister.

J'en profite pour remercier une nouvelle fois Tsukune et Peyo qui ont fait le déplacement jusque chez moi, malgré un planning chargé, pour me livrer les tabourets officiels Sega ainsi que le Header de la Blast City dépourvu jusqu'à présent de son âme.

Laisser un commentaire | Rétrolien |
  1. rsX dit :

    Magnifique test ^^ ! C’est rare que quelqu’un qui a une borne fasse un test aussi long . =) Tres bon

  2. Sp!nz dit :

    J’ai moi même recherché pas mal de réponses à mes questions pendant ma petite phase d’apprentissage et vu la difficulté pour les trouver je me suis dit que ca pourrait servir ^^

    Merci :D

  3. FeRiN! dit :

    Merci beaucoup pour ce test ! Une bien belle borne, même si je pense que si je me prend une borne ( oui on peut réver :D ) Je me tournerai vers une Egret II, juste pour le mechanisme de rotation d’écran. Même si j’aurai bien aimer avoir une borne Sega :P

    PS: Ah qu’est ce que tu me rend jalou ^^ » Need le cendrier et les tabouret Sega. Bon le kit 3.3 aussi bien sur :mrgreen:

  4. Sp!nz dit :

    Si t’aime les cendriers SEGA tu vas être servi avec les photos que je prendrai au Sega Club :mrgreen:

    C’est vrai que l’Egret II est top mais personnellement j’aime pas trop son design

    Je lui préfère la Windy qui est beaucoup plus belle esthétiquement parlant

    Et d’après un sondage les japonais estime que la Windy distribue le meilleur 15 khz (idéal pour du Cave !) même si il me semble que les écrans sont les mêmes

    Quoiqu’il en soit ca ne sera probablement pas ma dernière borne :oops:

    J’aurai bientôt du shoot à faire tourner !

  5. Seraphin dit :

    Merci pour ce dossier très instructif

    Les photos sont très belles , ca donne envie :P

  6. Cédric dit :

    Super bonne présentation j’ai moi même une Blast Osd qui fait tourner un DeathSmiles / Progear / Virtua Striker 4 vers.2006 et avant j’avais une Egret II mais dès que je rentre de Tokyo le 25/09 je vais chercher une ptite Windy II qui m’attend pour le shmup en « TATE ».
    Idem j’espère ramener un ptit kit cave de mon voyage.
    ++

  7. Sp!nz dit :

    Deathsmiles sur ma Blast , j’en rêve :D

    Mais je pense que je vais craquer pour un autre Cave à voir :p

    L’Egret II est top pour les shoots en particulier grâce à son système de rotation mais elle est également en pénurie au jour d’aujourd’hui (même au Japon)

    Ma setup idéal en ce qui me concerne est :

    -New Astro City (Yoko)
    -Blast City (Yoko)
    -Windy 1 (Tate)
    -Windy 2 (Tate)

    Mais bon faudrait déjà que je ramène la Blast chez moi avant de pouvoir songer à une autre candy cab :D , vu qu’elle est actuellement dans un local à mon boulot

  8. sundvold dit :

    elle est bien plus propre que mon ancienne.

Laisser un commentaire

Abonnez vous à mon flux RssSuivez moi sur Twitter ! Ne manquez rien sur mon Instagram ! Retrouvez moi sur Facebook !
%d blogueurs aiment cette page :
%d blogueurs aiment cette page :
%d blogueurs aiment cette page :