[Arcade-Test] Yakyū Kakutō League Man / Ninja Baseball Batman

Bannière Yakyu Kakuto League-Man

A l'heure où tout les backgrounds de beat'em all semblaient avoir déjà été exploité, Yakyū Kakutō League-Man / 野球格闘リーグマン plus connu sous le nom de Ninja Baseball Batman s'imposera comme l'un des plus loufoques du genre.

Développé et distribué par la prestigieuse Irem en Septembre 1993, ce jeu inédit sur consoles apporta un véritable vent de fraîcheur aux game centers dans lesquels se mêlaient effluves de tabac et smog de pcb de Final Fight tournant alors à plein régime.
 

Ce ovni ayant figuré en tant que hit dans les magazines spécialisés japonais ne se sera pourtant écoulé qu'à 42 exemplaires sur les 1042 unités conçues pour le territoire nord-américain.

Reste à voir si cela n'a pas été une très grosse erreur...

Scenar

Témoin du vol de la statue en or de Babe Ruth (symbole du base-ball américain) la commission sportive du base-ball invoque en urgence un quatuor de batteurs ninja afin de la récupérer elle et les 6 reliques du base-ball parsemées sur le continent.

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Détail intéressant : chaque personnage arbore une lettre sur sa casquette formant ainsi le nom de la société Irem.

 

Jose

 

Captain Red est à Yakyū Kakutō League Man ce qu'est Adam à Street of Rage, autrement dit le personnage équilibré, idéal pour les débutants.

Il est le leader de l'équipe et porte la lettre "I" sur sa casquette.

 

Ryno

 

L'ambidextre Twinbats Green compense sa faiblesse par sa vitesse de frappe.

Il porte la lettre "R".

 

Roger
 

Sa carrure naturellement imposante fait de Beanball Yellow le personnage le plus puissant de l'équipe mais également le plus lent.

Il porte la lettre "E".

 

Straw

 

Enfin Stick Blue sera réservé à ceux voulant bénéficier d'une excellente allonge et d'une bonne variété de lancer d'armes de jet.

Il porte la lettre "M".

 
 
 
Les ennemis et boss sont des dérivés des éléments généralement rassemblés au sein d'un stade de base-ball dans un second degré très plaisant.

Il ne sera donc pas rare de vous faire agresser par une balle, un gant de base-ball, un paquet de pop-corn ou encore une mascotte qui prend son travail trop à coeur.

Frisant le burlesque au possible, Yakyū Kakutō League Man a également son lot d'easter-eggs, le plus flagrant étant le clin d'oeil aux TNMT revendiqué par l'escouade des ninjas batteurs elle-même ou encore par boss machine à sous qui rappellera curieusement Krang (Sh'rell dans la version US).

Game Play Essai

Le jeu surprend d'emblée par la possibilité de jouer à 4 joueurs simultanément et sa move-list nettement plus fournie que la moyenne malgré l'utilisation d'une unique touche d'attaque et de saut.

Chaque personnage, en plus de disposer d'une panoplie de coups classiques impressionante et d'une quantité record de coups spéciaux, peut asséner des coups sur un ennemi au sol, exécuter des coups à la relevée, des dashs, des prises sous plusieurs variantes ainsi qu'un desperation move spectaculaire moyennant tout comme certains coups spéciaux un pourcentage de votre lifebar, de quoi écarter à coup de home-run le sentiment d'ennui pouvant envahir une certaine catégorie de joueurs.
 

Esprit sportif oblige, les tuyaux, couteaux et autres lames sont proscrits, la seule arme à disposition est par défaut la batte de base-ball à laquelle s'ajoute armes de jets et fagots de dynamite.

Des coeurs joncheront par moments le parcours, les ramasser invoquera aussitôt un cortège de cheerleaders qui vous apportera un buffet requinquant ou effectuera le ménage à l'écran.

A tout cela s'ajoute un bonus stage très fun consistant à écraser entre vos mains une balle de baseball en martelant le plus vite possible les touches du panel.

Un très grand soin a été accordé à de Yakyū Kakutō League Man, cela se ressent par les détails d'autant plus aguicheur dans cet univers edulcoré ou par l'animation plus que correct malgré les formes généreuses de certaines sprites.
 

De plus, la surcharge pouvant être occasionné à l'écran n'entrave en aucun cas le bon fonctionnement de la pcb qui encaisse très bien le choc.

La bande-son techno convient bien à l'image véhiculée par le jeu mais c'est aussi le plus gros point faible du jeu car elle a tendance à énerver à la longue, principalement à cause de récurrents bruitages stridents et voix off.

Bref, on aime ou on aime pas.

Les développeurs d'Irem ont été très généreux en nous concoctant 7 stages bien garnis abritant chacun un boss.
 

La difficulté progressive et le mode coopération pouvant s'étendre jusqu'à 4 joueurs confère une excellente replay value au titre qui n'aura de cesse de tenir en haleine le ou les amateurs de scoring.

Conclusion

Avec son univers décalé, sa palette de couleurs acidulée et la profondeur sans précédent en terme de gameplay, Yakyū Kakutō League-Man se distingue avec panache de la concurrence de l'époque.

De par ses nombreuses mises en scènes improbables et son côté parodique assumé le jeu fait inévitablement sourire contrairement à l'excès de zèle sonore qui lui fera grincer des dents, mais une chose est sûre : cette pcb sierra à merveille à votre supergun ou à votre candy cab.

Un must-have à consommer sans modération !

Note Yakyu Kakuto League-Man

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  1. Tibo dit :

    J’adore ce jeu 😛

  2. Dentifritz dit :

    Irem en arcade, en général, ça tue et c’est tout 😛
    La plaque est difficile / cher à trouver sinon ?
    J’ai déjà fait le jeu dans mon Egret 2 mais via émulation…
    En ce moment je cherche justement un Beat : Turtle in Time, mais avec le come back des TMNT un peu partout je crois que c’est pas le bon moment ^^

  3. Sp!nz dit :

    TMNT est géant comme Beat’em all 😀

    Yakyu Kakuto League-Man, si mes souvenirs sont bon je l’avais topé dans les 13000 Yens avec l’art-set.

    Elle n’est pas introuvable mais pas commune non plus.

    Les PCB de Irem sont des must-have, je dois en avoir 5 ou 6 de mémoire et elles restent de loin mes préférés :mrgreen:

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