[Arcade-Test] Daiku no Gen-San / Hammerin’ Harry

Daiku no Gen-San / 大工の源さん plus communément appelé Hammerin' Harry outre-Atlantique est un jeu de plateformes construit autour du thème de la maçonnerie par la regretté Irem Corporation.

Avant de devenir l'égérie de plusieurs établissements de Pachinko, le petit charpentier a su dès 1990 marquer à coups de burin la date de son arrivée au sein des Game Centers.

Le jeu débute sur une scène à en faire frémir les compagnies d'assurance immobilières.

En effet, le joueur assiste à la destruction pure et simple de la maison de Gen-san par une équipe de maçons peu recommandables.

Ces derniers agissent sous les ordres d'un entrepreneur véreux assis sur la Rusty Nailer, une entreprise de construction dont le seul mot d'ordre est le profit.

Ni une, ni deux le héros s'empresse d'aller demander réparation qu'il obtiendra en faisant danser les fauteurs de troubles à coups de maillet.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire l'outil de travail de Gen-san fait preuve d'une polyvalence remarquable tant sur les plans offensifs que défensifs.

Il peut ainsi asséner de simples coups de maillet frontaux , déclencher une secousse sismique permettant d'étourdir ou d'enfoncer tel un clou les lâches abrités dans les bouches d'égouts; et enfin, en sautant tout en maintenant le bas et la touche dédiée au maillet, provoquer une onde de choc  afin de toucher les ennemis à distance.

En orientant celui-ci vers le haut, il peut aussi se protéger de dangereux déversements, envoyer divers objets (barrières, tuyaux, caisses, etc...)  jonchant le parcours sur les assaillants ou leur payer une tournée de ramens bouillants en pleine face !

En plus de constituer un projectil idéal, les caisses de bois, et plus précisément celles qui sont colorées, sont susceptibles d'abriter de objets très intéressants car comme tout bon jeu de plateformes qui se respecte Daiku no Gen-San dispose également de son lot de powers-up.

Par conséquent, il est possible d'upgrader le maillet, de revêtir un pantalon permettant au héros de bondir plus haut, de bénéficier à la manière des armures de Makaimura / Goul's n Ghosts d'un sursis supplémentaire grâce au casque de sécurité ou encore de boire une décoction douteuse lui conférant vitesse d'attaque et de déplacement accrue.

Malgré tout ces moyens mis à disposition, l'aventure s'avère périlleuse et une fois le casque de sécurité mis à part, aucune marge d'erreur n'est tolérée.

Autrement dit, le moindre coup reçu se conclut ici par la perte d'une vie suivi d'un retour au checkpoint le plus proche.

Fort heureusement, ces derniers sont judicieusement parsemés et des vies supplémentaires sont disséminés tout le long du jeu, alors ouvrez l'oeil !

Malgré un périple synonyme de rixes à coups de sacs de ciments et de pistolets cloueurs, la modélisation de sprites SD et les expressions faciales qui en résultent confère au jeu un degré d'absurdité très plaisant.

Les décors soignés et l'animation aux petits oignons garantie sans ralentissements assurent encore aujourd'hui une expérience de jeu vraiment confortable malgré un hardware dont la désuétude se fait ressentir par le jeu de couleurs plutôt terne dans l'ensemble.

La bande-son cohérente dans l'ensemble ne marque pas vraiment les esprits.

La satisfaction viendra plutôt du côté des bruitages et voix digits punchy qui font toujours leur petit effet sur les amateurs de retrogaming.

Les 6 niveaux associés à  la difficulté parfois frustrante du jeu octroient à celui-ci une durée de vie très correcte pour le genre.

On pourra éventuellement regretter un mode deux joueurs qui aurait conféré un surplus de replay value au jeu.

Verdict

Forgé autour d'un thème atypique prétexte à de nombreuses scènes et bastons incongrues, Daiku no Gen-San s'avère être un excellent jeu de plateformes.

Si ce dernier peut paraître innocent aux premiers abords, le scénario et le thème abordés ne sont pas le fruit d'un hasard et lui octrois ce que peu de jeux peuvent se targuer d'avoir : une identité.

En effet certains joueurs seront surpris de voir en ces derniers un message décriant le capitalisme d'antan.

Le maillet du héros auquel on adjoindrait une faucille ne vous rappelle rien ?

Ce qui peut être perçu comme une pure hypothèse apparaîtra alors comme une certitude dans la version US du jeu, où l'on ne pourra que constater le penchant communiste des développeurs à la lecture du message "in cold cash we trust" sur le billet de 100 $ qui orne les murs du bureau de Rusty.

Même si de nos jours le petit charpentier hante  les couloirs d'établissements de Pachinko et que ses ayant-droits semblent par ce revirement avoir changé de bord, il ne sera pas pour autant préjudiciable envers le jeu qui mérite bel et bien sa place dans la ludothèque arcade de tout gamer peu importe ses convictions politiques.

Incoming search terms:

  • jehovah name (24)
Laisser un commentaire | Rétrolien |
  1. iGREKKESS dit :

    Je ne peux qu’approuver cet article ! C’est un petit jeu d’action vraiment chouette, le titre parfait pour une borne, qui ne se finit d’ailleurs pas facilement, même en Freeplay, concernant à nombre d’autres titres.
    On me l’avait fait découvrir il y a quelques années, du coup j’étais bien décidé à le rapporter du Japon lors de mon dernier voyage ; chose faite depuis 1 mois maintenant ; le kiff !

    Pour le mode 2 joueurs, il y en a bien un, mais c’est au tour par tour, donc mode compète…

    « Can’t be !!! » :mrgreen:

  2. Sp!nz dit :

    Merci :)
    En plus chose intéressante : la pcb originale japonaise est encore bon marché, raison de plus pour se ruer dessus.

    Le mode 2 joueurs, certes il y’a un tour par tour, à la manière d’Akumajo Dracula pour n’en citer qu’un, mais je parlais plus d’un mode coopération :)
    « Ikuzé ! » :mrgreen:

  3. iGREKKESS dit :

    Oui, je voulais le signaler et j’ai oublié : je ne m’attendais à la trouver si bon marcher (entre 4000 et 6000 yens) !

  4. Tibo dit :

    Super jeu, j’y ai rejoué il y a pas longtemps chez Coin-Op et je dois dire qu’effectivement : c’est pas facile :oops:

  5. Sp!nz dit :

    Coin-OP je n’arrête pas d’en entendre parler :!:

    J’ai pu voir des clichés de leurs bornes aux courbes très généreuses (Capcom Cute & co, SNK Neo 19,etc…)

  6. Tibo dit :

    Faut que tu viennes à la prochaine soirée, en plus ce sera une occasion de se voir en vrai :D

  7. Sp!nz dit :

    Oui faudra que j’essaye surtout que je crois avoir l’organisateur du Coin Op en amis sur fb, Oli-san je crois ?

  8. Tibo dit :

    Ils sont au moins trois je crois, dont Olivier oui :mrgreen:

Laisser un commentaire

Abonnez vous à mon flux RssSuivez moi sur Twitter ! Ne manquez rien sur mon Instagram ! Retrouvez moi sur Facebook !
%d blogueurs aiment cette page :
%d blogueurs aiment cette page :
%d blogueurs aiment cette page :