
De nos jours, les jouets sont devenus source d'inspiration pour pléthore d'artistes grâce à qui les grands enfants que nous sommes se sentent de plus en plus décomplexés.
J'ai toujours été porté sur le design et apprécié l'originalité quelque soit le contexte mais je me suis aussi toujours promis de ne jamais courir deux lièvres à la fois.
Pourtant depuis le début de mon bail au Japon j'ai remarqué que je craquais de plus en plus pour le merchandising de mangas et divers sofubi (vinyl toys) qui ont commencé à envahir mon loft.

Si trouver une boutique parisienne répondant à cet intérêt naissant est chose rare, en trouver une pratiquant des tarifs officiels relève de l'exploit.
Pourtant en cherchant sur le web j'ai été interpellé par Artoyz, une boutique au nom très évocateur que je foulais de mes pieds 30 minutes plus tard.

Dès l'entrée, le client se retrouve encerclé par une armada de "toys" américains comme japonais, tous plus originaux les uns que les autres.
Artoyz agit en tant que distributeur de nombreuses sociétés tels que Medicom, Toy2r, Kidrobot, Amos, Muttpop, The Loyal Subjects, Adfunture, Playbeast ou encore en tant que promoteur d'artistes spécialisés dans la réalisation de figurines uniques plus communément appelées "customs".
Je vous recommande par ailleurs l'interview consacrée à Oskunk si vous voulez approfondir le sujet.
En plus de proposer des ateliers de customs, la boutique organise régulièrement des exhibitions dans un espace privilégié au sous-sol comme ce fut le cas ce jour-ci avec les créations de Bunka.

J'ai été très séduit par son style qui orne désormais l'un de mes murs ainsi que par ses "Chaos King".
Le prix de certaines oeuvres atteindra des sommes qui ne seront pas au goût de tout le monde mais il y'a néanmoins une chose sur laquelle tout les avis se rejoindront : ses créations sont dignes d'un travail d'orfèvre.
Artoyz propose aussi des fringues ainsi que des posters inédits et impressions giclées à tirage limités, cependant je vous conseillerais de bien vous renseigner sur leurs dimensions car certains d'entre eux sont imprimés dans une norme plus exotique.

J'ai papoté de longues heures avec l'un des tenants de la boutique, un type passionné et très sympa pourvu d'un très bon sens de la critique en ce qui concerne la réalisation ou le soin apporté aux figurines.
Si vous êtes quelque peu curieux ou à la recherche de la déco geek idéale, je vous invite à vous rendre au 45 rue de l'Arbre Sec, situé entre le quartier de Châtelet et le carrousel du Louvres à Paris, ou au Citadium Havre Caumartin où y est enraciné leur deuxième point de vente.
A défaut d'y avoir réalisé des achats compulsifs me mettant tout aussi à sec que l'adresse, j'en suis surtout ressorti moins con en apprenant le nom des figurines qui ont su à plusieurs reprises capter mon attention au Japon.

Il s'agit de Kaijūs, des figurines en vinyl de monstres retro ressemblant à s'y méprendre aux bêtes que l'on pouvait voir à l'époque de Godzilla ou plus tard dans les Super Sentai que nous avons découvert pour la première fois sur le Club Dorothée.
A l'issu de cette visite, on pouvait trouver dans mon sac : un Mini 10-Doh, une figurine reprenant avec parodie et une certaine touche d'audace le look des cartouches NES; un Lunartik in Cup of Tea d'environ 13 cm accompagné de deux sucres, d'une cuillère et de son infusion certifiant l'authenticité de la figurine limitée à 200 exemplaires; un Bearbrick 200 % Tokidoki sur lequel j'avais flashé lors du Bearbrick World Wide Tour 2 de décembre 2011; un Dunny de la série Apocalypse et un Eeerz, une sorte de lapin crétin détourné; le tout rassemblé sous l'une des 50 impressions giclées "Crowd" de Bunka fournie avec son certificat d'authenticité.
Les Kaijūs, eux, attendront mon retour au Japon et le renflouement de mon compte en banque pour correspondre d'avantage à l'ambiance que je veux donner à mon point d'ancrage
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